jeudi 30 août 2007

mercredi 29 août 2007

Les répétitions



Des images, après les mots des acteurs ...





Le frère du fils prodigue (par Frédéric)

Imaginez-vous : vous êtes le patron courageux d'une PME familiale, soutenant de votre mieux un père triste à jamais.
Imaginez maintenant qu'un bon à rien (votre jeune frère), qui a claqué le moitié de la fortune familiale, refasse irruption dans votre vie industrieuse : non seulement il désorganise tout mais, le comble, il est accueilli comme un seigneur par votre père, qui, du coup, revit!

Bref, mon personnage, c'est un peu la fourmi de la fable avec la cigale, mais ce qu'il ne comprend pas, ce qu'il n'admet pas, c'est qu'ici la morale de l'histoire est différente...
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La proposition de participer à l'interprétation théatrale du livre d'Armel Job a été pour moi une excellente surprise. Je dois avouer qu'avoir vu dernièrement Henri et Hughes interpréter brillamment l'évangile selon Pilate au même endroit, avait suscité en moi l'envie de refaire du théatre, mais une pièce comme celle-là aurait été beaucoup trop lourde à préparer vu mon travail, ma vie de famille, etc.

Tout ça pour dire que la proposition de jouer seul une scène, ce qui permet de se préparer de manière assez autonome, mais en même temps s'imbrique dans un ensemble de textes plus beaux les uns que les autres, un cadre centenaire fantastique ... et dans une équipe de comédiens enthousiastes et inspirés (n'oublions pas le metteur en scène et son adjoint qui sont également non seulement enthousiastes, inspirés mais également horriblement disponibles!) tombait à pic et m'a vraiment enthousiasmé.

Bref, cette super alchimie me donne très envie d'être le 21 et de voir ce que cela donnera :

j'espère que vous aussi, vous vous réjouissez à l'idée de venir voir le résultat!

A très bientôt donc, (en plus le 21, c'est un jour un peu spécial pour moi (mais ne le dites à personne))

L'intendant d'Hérode (par Hugues)

« De toute façon, mon nom ne vous dira rien…
C’est normal, je suis fonctionnaire.

Oh et puis, j’en ai marre, ma femme est partie.
C’est sûr elle va revenir mais…

Pourquoi donc l’ai-je envoyée se reposer au bord du lac Tibériade ?
»

Qui ne rêverait de participer à un si beau projet ?

Tant pour le redoutable honneur de donner vie à des personnages si finement présentés par Armel Job que pour l’ambiance d’un groupe d’acteurs qui jouent chacun seuls et pourtant ensemble. Le tout mis en scène avec doigté et finesse dans un cadre d’exception.
Chance unique donc pour l’acteur amateur qui savoure chaque instant et espère se montrer digne de la confiance qui lui est témoignée.

L'oreille de Malchus (par Philippe)

Malchus, l'homme à l'oreille recollée.

Voici 2000 ans, Jésus inventait la greffe d'organes.
Bien modestement par rapport à nos réalisations actuelles . . . mais quant même . . . respect !

Pauvre Malchus ! Troublé dans le plus intime de lui-même par un décollement inopiné puis un recollement tout aussi inopiné de son oreille et sans un seul point de suture, s'il vous plaît, il en vient à reconsidérer les à-priori les plus crasses de sa vie de brute mercenaire.

Se mettre dans la peau de ce personnage, c'est faire ressortir du plus profond de soi la zone d'ombre, la zone des tempêtes qui, parce qu'elles sont balayées d'un rai de lumière, se transforment en prophéties ...






La mort de Lazare (par Michèle T.)

Marthe, … la besogneuse, l’austère, la jalouse, la revêche!

Ne vous méprenez surtout pas! Je la connais bien, moi, cette femme-là, depuis le temps que je la côtoie!
Chez elle, aucun artifice! La simplicité à l’état pur! Un sens inné de la famille. L’accueil? Une seconde nature! Laissez-la vous parler de la mort! Elle aime tant la vie! Savez-vous, au moins, qu’elle est mélomane? J’adore!

Ah, oui, une belle âme tourmentée, cette Marthe! Elle est généreuse comme la bonne quiche aux carottes qui émerge de ses fourneaux. Et bien, je vais vous dire, moi! Quand on a tout fait, le “charabia” du Rabbi, elle l’a peut-être mieux compris que certains autres …

lundi 27 août 2007

La femme de Simon (par Alice)

Lorsque j'ai lu le livre d'Armel Job, j'ai pris plaisir à découvrir l'Evangile autrement, au travers de personnages peu décrits d'habitude.

"La femme de Simon" m'a interpellée car nous avons un point commun : sa première réaction est la révolte et l'incompréhension face à ce qui lui arrive, mais elle finit par s'en accommoder.

Elle qui était une "bonne croyante", les pieds sur terre, habituée à la religion, admet mal que son mari l'abandonne pour suivre un "fou de Dieu" qui va bouleverser leurs vies.

Fabien est génial pour nous faire découvrir les multiples facettes du personnage. Les répétitions du lundi avec tous : "Oubliés les tourments !"

Que du bonheur !

jeudi 23 août 2007

Judas le bien-aimé (par Christian)

J’ai toujours pensé que Judas n’avait pas été apprécié à sa juste valeur.

On n’en parle pas dans les Evangiles, excepté au moment de la trahison… Pourtant, il a bien fait partie du groupe des apôtres ? Et puis, que serait-il advenu de Jésus, s’il n’y avait eu cette « trahison » ?

J’ai bien aimé la façon dont Armel Job a abordé le personnage, tout en nuances… basculant du comique presque burlesque au tragique. Ce Judas-là ne laisse pas indifférent…

C’est un vrai plaisir de jouer ce rôle, mais aussi d’être, chaque lundi soir, témoin de l’évolution des autres personnages sous le regard acéré, quoique bienveillant, de Fabien. Même si chaque monologue constitue une entité en soi, certains textes se recoupent, se répondent et nourrissent plusieurs personnages à la fois…
C'est ça qui fait le charme de ce texte.

Un homme appelé Joseph (par Robin)

Habitué au vaudeville et à la comédie depuis plus de 20 ans avec le théâtre rosenbour, j'étais un peu méfiant au début.
En effet, une pièce religieuse jouée dans une église, ce n'était pas vraiment mon truc, et puis, au fil des répétitions, j'ai appris à apprécier le texte, le cadre, mais surtout l'équipe. Unis dans le même combat, vous divertir.

De semaines en semaines, les choses se mettent en place sous la maestria du metteur en scène et, petit à petit, elles prennent forme, elles prennent vie, et la surprise est totale, j'adore ça ....

Aujourd'hui, je suis ravi et fier de jouer le rôle de Joseph, ce père de substitution.
Je suis content de lui donner la vie pour quelques représentations. Je pense sincèrement que dans toute l'histoire du monde, si le père idéal a existe, il s'appelait Joseph.

J'espère que vous serez nombreux à venir nous voir, nous pourrons alors vous faire rire, vous étonner, vous émouvoir...


A très bientôt ,

Le four de Nazareth (par Michèle M.)

Mon personnage raconte, se souvient d’un bide, un échec à la fois con et tragique, comme tous les échecs, du « four » de Nazareth.

Commère, marchande des quatre saisons, Saint Thomas au féminin, ou témoin qui a du mal à prendre la vrai mesure de ce dont il témoigne, mon personnage est à la fois plein de gouaille et d’émotion contenue.

Si seulement j’arrivais à rendre cela pour les spectateurs !

Je rêve de trouver une inspiration à la hauteur des voûtes de Saint-Martin.

Car que dire de plus, sinon que peu de comédiens, même les plus professionnels, ont la chance de jouer dans un espace scénique aussi porteur.

mercredi 22 août 2007

Le spectacle et ses acteurs (par Fabien)

Ce spectacle raconte un moment de notre histoire vécu par des témoins privilégiés: le frère du fils prodigue, Marthe, Joseph, la femme de Simon, Malchus, Judas, une marchande de Nazareth et un intendant d’Hérode.

Ces comédiens-conteurs ont pour but de partager avec l’assistance les récits de son passé dont ils se présentent comme les premiers légataires. Ils tiennent de l’héritier et de l’être public auxquels il revient de transmettre oralement le fond épique d’une communauté.
Mais c’est avec 2000 ans de recul qu’ils se livrent à vous. Cette distance permet l’humour voire l’ironie. Ainsi, les conflits intérieurs de Malchus (qui appartient aux services spéciaux. Brigade antiterroriste, section lutte urbaine. Pour ceux qui ne savent pas, il expliquera.) résonnent autrement depuis le 11 septembre, ceux du frère du fils prodigue sont passés par la psychanalyse et la mort de Lazare fait penser à de l’acharnement thérapeutique.

Je suis extrêmement fier de tous les acteurs de ce spectacle qui ont pu se mettre au service du texte, tout en l’incarnant avec la modestie et la fougue qu’il demande.

Fabien, mise en scène

Lorsque Vincent Hubert m’a demandé de monter un spectacle pour l’anniversaire de l’église Saint-Martin, j’ai d’abord dû répondre un truc du genre : « Oulala,lala», ... peut-être ai-je même ajouté : « Mon Dieu».

Et puis l’idée a fait son petit bonhomme de chemin.

D’emblée, je voulais un spectacle déambulatoire qui rappellerait les drames liturgiques des XIe et XIIe siècles tels que les Pèlerins d’Emmaüs ou la Résurrection de Lazare. Aujourd’hui, c’est sous la plume d’Armel Job que Lazare ressuscite.

J’ai aimé l’intelligence et la tendresse avec lesquelles cet auteur a su rendre une humanité et une consistance à ces personnages que nous avons parfois oubliés. Armel Job a écrit des nouvelles qui parlent tant à la foi des croyants qu’à la culture de tout un chacun. Nous avons dû, malheureusement, faire des choix dans ses écrits et du livre, nous avons gardé le côté malicieux de certains personnages. Les projecteurs permettent de mettre en évidence leurs fêlures. On ne rencontre pas un Rabbi sans heurt.

samedi 18 août 2007

Les dates

Voilà, les dates sont arrêtées, ce sera :

Le 21 septembre 2007 à 20h00

Le 22 septembre 2007 à 20h00

Le 28 septembre 2007 à 20h00

Le 29 septembre 2007 à 20h00

... vous pourrez également retrouver ces dates sur différents agendas en ligne :

2007.kierschen.lu

www.darut.be

www.funlux.be

Le livre


Dans un style proche du langage parlé, l'auteur, Armel Job, s’attaque aux Evangiles pour en donner sa version. Il veut donner la parole aux "petits rôles", aux personnages secondaires qui ont approché Jésus. Partant de là, il extrapole et interprète joyeusement ce qu'aurait pu être leur histoire.

Même si le résumé de l'histoire se trouve dans le titre du livre "La femme de Saint Pierre", je vous propose trois mots pour le résumer : Humour ? Irrévérence ? Impertinence ?

Le lieu

Original à plus d'un titre, le lieu du spectacle sera l'Eglise Saint-Martin d'Arlon, centenaire en cette année 2007.

Sans trop en dévoiler pour l'instant, il faut savoir que l'espace scénique se répartira à travers tout l'édifice. En effet, il y aura des acteurs de la cave au baptistère et du choeur au parvis. De quoi découvrir les coins cachés de ce beau monument.

C'est vrai que d'habitude les gens n'y déambulent pas et n'ont qu'un seul angle de vision : Droit Devant Face Au Choeur !

Ici, nous bouleversons les habitudes et nous portons un autre regard sur le lieu.

Présentation

Une petite équipe d'acteurs amateurs s'est regroupée pour travailler un texte tiré du livre "La femme de Saint-Pierre" écrit par Armel Job.

Depuis quelques mois, ils travaillent dans la joie et la bonne humeur pour préparer un spectacle original et attrayant.